La santé féminine dans le débat public
Emeline Roussel
3/17/20263 min read
La santé des femmes : un sujet qui émerge enfin dans le débat public
Avez-vous vu passer la consultation de la Région Île-de-France et de FemTech Île-de-France sur : “Comment améliorer la santé des femmes au quotidien et tout au long de leur vie” ?
La santé des femmes commence enfin à être de plus en plus abordée ! Mais comme on le voit, on ne sait pas toujours par où commencer…
Dans un monde créé et vivant sur un rythme historiquement pensé au masculin, nous comprenons aujourd’hui que cela n’est pas pleinement adapté à nous, les femmes… mais pourquoi ?
La réponse est plutôt simple, même si les solutions, elles, sont multiples… solutions, que dis-je : peut-être juste apprendre à vivre dans un monde qui nous correspond enfin !
Et en effet, l’élément central du quotidien féminin reste encore largement sous-estimé : le cycle menstruel. Bien sûr, “on connaît”, me direz-vous… mais je parle du cycle, et non des règles, événement isolé au sein du cycle.
Car oui, toutes les phases de notre cycle sont spécifiques : elles ont leur propre processus, leur propre dynamique, leur propre caractère, et surtout des hormones plus ou moins présentes selon la phase.
Un sujet mis de côté pendant (trop) longtemps, et pourtant essentiel en matière de prévention de la santé féminine
Le cycle menstruel influence pourtant directement de nombreux paramètres du quotidien : ceux que l’on connaît bien — notre irritabilité, nos maux de ventre, notre rapport au corps — mais aussi notre niveau d’énergie, notre appétit, nos maux de tête, notre concentration, notre anxiété… et même, sur le long terme, un cycle ignoré peut être le signe ou la conséquence de déséquilibres bien plus profonds.
Et malgré cela, nous ne bénéficions quasiment d’aucune éducation sur ce que signifie vivre dans un corps cyclique : nous devons simplement… apprendre à vivre avec.
Résultat : on lutte, on combat notre fatigue en s’exaspérant contre nous-mêmes, on nourrit notre corps d’hormones, mais on l’affame aussi de ses besoins variables et essentiels.
Par exemple, saviez-vous que vous n’avez pas besoin du même nombre de calories selon votre phase du cycle ?
Non, car la plupart des calculateurs pour vos macros — ou même certains accompagnements nutritionnels — se basent sur le calcul classique selon votre poids, votre âge et votre activité physique, mais oublient complètement de vous dire qu’il est normal d’avoir plus faim selon certaines phases… et surtout qu’il faut alors nourrir son corps en conséquence.
Un corps cyclique dans un environnement pensé de manière linéaire
En effet, nous évoluons dans des rythmes quotidiens qui supposent une stabilité permanente : même intensité, même disponibilité, même routine alimentaire, même niveau de performance.
Or le corps féminin fonctionne différemment.
Au fil des phases du cycle, les capacités changent naturellement : certaines périodes soutiennent davantage l’effort et l’élan, d’autres appellent plus de récupération, les besoins nutritionnels varient, la sensibilité émotionnelle évolue. Ne pas connaître cette réalité crée souvent une forme de décalage intérieur difficile à expliquer.
L’enjeu n’est pas seulement médical, il devient éducatif
Aujourd’hui, beaucoup d’informations existent, mais elles restent souvent dispersées. Le véritable enjeu devient alors : comment rendre cette connaissance applicable dans la vie réelle ?
Car savoir qu’il existe différentes phases ne suffit pas. Encore faut-il savoir : quoi ajuster, à quel moment et comment rester à l’écoute sans contrainte excessive.
Quand la santé publique commence à regarder autrement la santé féminine...
Le fait que des consultations citoyennes régionales s’ouvrent aujourd’hui autour de la santé des femmes traduit une évolution importante : certains sujets longtemps considérés comme secondaires deviennent progressivement collectifs.
Aujourd’hui, alors même que je développe Cyklera — que je souhaite comme l’application rêvée pour toutes les femmes qui veulent apprendre à vivre en harmonie avec leur cycle — je suis heureuse de voir cette émergence et de constater que cette préoccupation est enfin saisie par la sphère publique.
J’ai donc choisi de contribuer à cette réflexion en déposant une proposition simple, qui reflète aussi mon projet pour Cyklera : mieux former les femmes à comprendre leur cycle pour prévenir fatigue, déséquilibres hormonaux et perte d’énergie.
Cette idée résonne-t-elle en vous ?
Vous pouvez aller la soutenir si vous le souhaitez, et vous inscrire à la liste d’attente de Cyklera, car la solution arrive bientôt, on l’espère ❤️
